20 Juin 2014
CHAMPALLEMENT - 19 juin 2014
L'association Dyslexcirque organise des ateliers cirque, une fois par mois, depuis trois ans. Elle n'est pas certaine de pouvoir continuer, faute de moyens.
Dimanche dernier, dans le cadre bucolique du site gallo-romain de Compierre, à Champallement, s'est tenue la dernière édition des Dimanches CIRQUE. La dernière de la saison, c'est sûr. La dernière tout court ? Les organisateurs le craignent.
"Nos subventions sont en baisse. Si ça continue comme ça, nous ne pourrons plus poursuivre." Ont-ils prévenu devant le public rassemblé à Compierre.
Depuis 2011, l'association Dyslexcirque organise, un dimanche par mois d'octobre à juin, une rencontre autour des arts du cirque pour les familles. Cette manifestation culturelle et ludique est itinérante. Elle tourne dans les communes du canton de Brinon-sur-Beuvron. "Au fil du temps, nous avons réussi à fidéliser le public. Des gens nous suivent à chaque édition et s'ajoutent aux nouveaux venus, qui viennent découvrir et s'initier, détaille Anelyz, l'une des intervenantes.
Des réponses en septembre
Une journée coûte 1000 euros. Cela inclut la prestation payée aux artistes (qui terminent chaque journée avec un spectacle) et le matériel. La Communauté de Communes du Val du Beuvron (CCVB) a maintenu le montant de sa subvention et certaines communes du canton apportent leur obole, même si, en principe, elles ne sont pas partenaires financiers. Le public peut verser une participation libre.
Mais c'est surtout au niveau des subventions départementales et régionales que ça coince, comme pour beaucoup d'associations culturelles. (...) "Pour l'instant, nous sommes dans le flou", poursuit Anelyz. "Nous aurons des réponses plus précises en septembre."
Pour ce Dimanche CIRQUE 15 juin, en plein air, les enfants ont participé à des ateliers de trapèze et d'arts plastiques, en compagnie de leur parents. Puis le public a suivi une promenage agrémentée de prestations artistiques sur le site de Compierre. Une belle journée, que les habitués aimeraient bien voir perdurer."
Le Journal du Centre - Jean-Mathias JOLY